Les mathématiciens de l’Académie des sciences soutiennent le Cnrs

Trouvé sur {Sciences²} (un blog de Libé) via le mathoscope.

Mathématiciens et membres de l’Académie des Sciences, ils viennent de signer un texte critiquant la politique de Valérie Pécresse. L’école française de mathématiques fait partie du trio de tête mondial, et c’est au nom de cette excellence qu’ils soutiennent le Cnrs, soulignent que l’évaluation ne peut se faire que par des pairs au niveau national et international, et critiquent l’affaiblissement de son rôle voulu et annoncé par le Président de la république dans son discours du 22 janvier.

Voici le texte :

Les membres de la section de Mathématiques de l’Académie des Sciences soussignés rappellent que le Comité National des Universités et le Comité National d’évaluation de la recherche font un travail remarquable d’évaluation des chercheurs et enseignants-chercheurs en mathématiques. Ils estiment qu’une évaluation de la recherche ne peut être de qualité que si elle est réalisée au niveau national et international. Ils réprouvent le fait que les décisions concernant les promotions et les primes soient prises uniquement au plan local.
Ils considèrent que, même si des contrats sur projets sont parfois possibles en mathématiques, les progrès des mathématiques ne peuvent pas être planifiés sur le court terme et nécessitent pour l’essentiel un soutien récurrent. Ils s’inquiètent de la baisse du nombre de postes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs et ne sont pas satisfaits par les modalités de mise en place des chaires CNRS/Université. Ils soulignent la qualité de l’école mathématique française, fruit des efforts persistants menés depuis de longues années par les mathématiciens à l’Université et au CNRS, et le tout premier niveau international atteint par les départements de mathématiques en France, aussi bien en province qu’à Paris. Ils souhaitent que le CNRS puisse continuer à jouer un rôle important dans la coordination des laboratoires de mathématiques au niveau national.
Jean-Michel Bismut, Jean-Michel Bony, Haim Brezis, Gérard Bricogne, Alain Connes, Jean-Pierre Demailly, Jean-Marc Fontaine, Etienne Ghys, Jean-Pierre Kahane, Gérard Laumon, Gilles Lebeau, Bernard Malgrange, Paul Malliavin, Gilles Pisier, Jean-Pierre Ramis, Christophe Soulé, Michel Talagrand, Michèle Vergne, Wendelin Werner, Marc Yor.

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Orientation : Un guide pour s’y retrouver

La Café pédagogique met en ligne un guide sur l’orientation, dont voici l’accroche :

Comment « orienter » son enfant ? Quel que soit son âge, la question est complexe. Orienter c’est tenir compte de la personnalité de l’enfant (déjà un univers à découvrir !), de ses appétences scolaires (là aussi ce n’est pas simple) et enfin de la réalité socio-économique (c’est plus simple finalement).

Ce dossier du Café vise à aider les familles en partageant avec elles des informations connues des spécialistes et des enseignants.

Quelles sont les procédures ? Comment être aidé pour s’y retrouver ? Quelles solutions à la fin de la troisième, en seconde, en terminale ? Quel établissement choisir ? Quel métier ? Voici quelques questions pour lesquelles, nous l’espérons, ce guide sera une aide.

C’est ici, ainsi que dans la bibliothèque du site.

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Politique (Sarkozy et la filière ES, réforme de la Seconde)

D’une part,
Le site de Libération.fr, dans un article intitulé Nicolas Sarkozy, piètre conseiller d’orientation, revient sur les sorties récurrentes de N. Sarkozy contre les filières STAPS et ES. Pour le président la filière STAPS mènerait au chômage et la filière ES ne permettrait pas d’entrer dans les meilleures écoles d’économiques. Libération rapporte ensuite la parole de contradicteurs qui expliquent d’une part que les statistiques à la sortie de STAPS, si elles ne sont pas excellentes, ne sont pas si loin de ça de la moyenne des autres filières universitaires et d’autre part que les anciens bacheliers ES sont plutôt bien représentés dans les principales écoles de commerce.

D’autre part,
L’APMEP, dans un éditorial intitulé Faut-il réformer la classe de Seconde ?, revient sur la réforme de la Seconde et expose les problèmes spécifiques à cette classe et ce que devrait être, à minima, en tout cas pour l’enseignement des mathématiques, l’organisation de la classe. En vrac : 4h minimum dont une dédoublée, le module maths accessible au deux semestres avec des effectifs raisonnables, la possibilité de choisir ses quatre modules dans une même dominante et quelques suggestions sur les contenus des modules.

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Deux zooms sur l’ensemble de Mandelbrot

Allez donc jeter un œil sur deux zooms (facteur 2 toutes les 2 secondes) sur l’ensemble de Mandelbrot sur ABCmaths.

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Afficher des formules mathématiques sur Internet

Trouvé via Blog à Maths.

Labomaths fait le point sur les différentes façon d’afficher des formules mathématiques, de faire des figures ou de tracer des courbes dans des contributions (messages, articles, etc.) sur Internet. L’article est essentiellement centré sur l’usage de tous ces outils dans Google Documents, mais ils sont aussi utilisables ailleurs.

Ceux qui maîtrisent le langage LaTeX seront probablement enchantés par LaTeX Equation Editor for the Internet qui permet de taper les formules les plus courantes. Mais, contrairement à LaTeX, qui insère parfaitement le contenu mathématique dans le texte en adaptant la taille de façon optimale, LaTeX Equation Editor crée une image à insérer avec tous les problèmes que posent les images insérées dans du texte. Et ça donne des choses comme ça :

ce qui hors texte est tout à fait convenable, mais dans le texte,  , comme par exemple ici, le résultat est … calamiteux ?

Ceux qui utilisent LaTeX le font en particulier pour la quasi perfection de son rendu et, là, on en est un peu loin. Mais c’est déjà ça.

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Quelle filière avec votre spécialité S ?

Trouvé via le mathoscope.

Letudiant.fr met en ligne un tableau synthétique présentant le nombre d’étudiants dans de nombreuses filières post-bac en fonction de leur spécialité en Terminale S.

C’est ici.

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Percy John Heawood et le théorème des 4 couleurs

Pour prolonger un des exercices faits en classe en enseignement de spécialité (TES), et aussi pour tous les curieux d’histoire des mathématiques, un petit article récent trouvé sur Blog à maths :

Le mathématicien britannique Percy John Heawood est mort le 24 janvier 1955.
Il a consacré l’essentiel de ses travaux mathématiques au Théorème des quatre couleurs qui affirme qu’il est possible de colorier n’importe quelle carte géographique en n’utilisant que quatre couleurs différentes.

Ce théorème est particulièrement intéressant pour la façon dont il a été démontré. Conjecturé en 1852 par Francis Guthrie, Alfred Kempe en a proposé une démonstration en 1879 ; il a alors fallu attendre plus de 10 ans pour que Percy John Heawood montre qu’elle n’était pas correcte. Finalement, ce n’est qu’en 1976 que deux Américains Kenneth Appel et Wolfgang Haken, affirmèrent avoir démontré le théorème des quatre couleurs. Mais pour la première fois dans l’histoire des mathématiques, il s’agissait d’une démonstration qui exigeait l’usage de l’ordinateur pour étudier 1478 cas critiques (plus de 1200 heures de calcul). Le problème de la validation du théorème est alors devenu le problème de la validation d’une part de l’algorithme d’exploration, d’autre part de sa réalisation sous forme de programme…

Les mathématiciens n’aiment pas beaucoup raconter cette histoire : une démonstration fausse qui ne dérange personne pendant 10 ans et finalement une démonstration acceptée à contre coeur car elle ne peut se passer de l’ordinateur.